Collège St-Michel / Jean-Claude Stritt / septembre 2000
(un grand merci à tous ceux dont j'ai emprunté des passages sur Internet)
Internet est une interconnexion de serveurs effectuée sur le plan mondial grâce au réseau téléphonique fixe et aux autres moyens de communication tels que les satellites ou les réseaux câblés de télévision. Pour communiquer, tous les serveurs utilisent un protocole (un langage universel de communication) appelé TCP/IP. Internet se distingue des autres réseaux par la plus grande rapidité des informations qui y circulent et par son interface graphique multimédia.
Bill Gates, patron de Microsoft (la plus grande maison créatrice de logiciels), en donne la définition suivante : « Internet, c'est l'information au bout des doigts qui aidera à améliorer l'éducation, augmentera la productivité et la réactivité des entreprises, bref une révolution dans le domaine des télécommunications ».
La première fascination d'Internet vient du fait des ressources immenses qui le composent. On peut ainsi se balader (surfer) sur des pages d'information disséminées sur des serveurs du monde entier. On y trouve non seulement du texte, mais également des images, des sons, de la vidéo, des programmes, de la musique, mais aussi tout un savoir-faire de manipulation et de transformation de l'information. Et pour le moment, une bonne partie de l'information est gratuite.
Avec la même facilité, vous pouvez communiquer par courrier électronique entre votre domicile et New York ou entre votre domicile et votre voisin de palier. Mais à la différence des communications vocales ou par fax, les communications par Internet sont peu coûteuses. En effet, à part un abonnement de base payé à un fournisseur d'accès Internet (un provider), vous ne payerez plus que le prix de la communication entre votre domicile et votre fournisseur, mais aucun montant supplémentaire que vous communiquiez avec le Japon, la France ou les Etats-Unis. Ces communications sont de plus en plus souvent facturées au tarif local.
Ainsi, on sait d'ores et déjà que même les communications téléphoniques vocales passeront de plus en plus par Internet. Celles-ci seront échantillonnées localement sur votre ordinateur ou par des téléphones spéciaux et restituées à l'autre bout par les mêmes moyens.
Internet offre également la possibilité de communiquer par l'écrit (ou tout autre moyen multimédia) avec d'autres personnes regroupées autour des mêmes centres d'intérêt (dans des forums appelés « news »).
Ainsi, par ses nombreuses facettes, Internet est bel et bien un nouveau moyen de communication extraordinaire. Internet a encore de nombreux défauts (relative lenteur ou complexité de mise en uvre), mais les nouvelles technologies dans le transport des informations vont vite balayer ces défauts de jeunesse.
C'est par l'ARPA (U.S Defense Department's Advanced Research Projects Agency) que tout a commencé dans les années 1960 sur le réseau téléphonique avec la technologie des commutations de paquet agrémenté d'une dose d'automatisation (pour que les paquets d'informations trouvent leur chemin pour aller d'un ordinateur à un autre en passant par un réseau d'autres ordinateurs).
Le but de l'opération était :
Ainsi est né le système ARPANET qui reliait une trentaine de sites informatiques. Le succès de ce réseau amena la création d'un réseau purement militaire MILNET reliant uniquement les sites militaires. Ces premiers réseaux ne permettaient que la messagerie électronique. On appela la conjonction de ces deux réseaux INTERNET.
A ce même moment, la NSF (National Science Foundation) créa son propre réseau NSFnet qui supplanta petit à petit ARPANET. C'est ce réseau qui devint finalement l'une des composantes principales d'Internet.
Les années 1990 ont vu le Net continuer à grossir à une vitesse exponentielle, de 10 à 20 % par mois sous l'impulsion du Web (la partie multimédia d'Internet). Dans ce même temps, un certain nombre d'entreprises de moyenne taille (ou des particuliers passionnés) ont décidé de s'unir pour créer des services privés. De là sont nés les premiers fournisseurs privés de connexions Internet (les « providers »). Ce n'est que vers 1997 que les grands groupes de télécommunications se sont intéressés d'un peu plus près à Internet en fournissant également bons nombres de services.
Internet n'appartient à personne, puisque chaque petite partie du réseau est financée et gérée par son ou ses propriétaires.
A l'heure actuelle, personne ne gère vraiment Internet, mais il existe deux associations qui mettent un peu d'ordre sur Internet. Ce sont :
Il faut s'adresser à un fournisseur d'accès Internet (un provider) qui peut être une société privée comme M & C Communication à Fribourg, ou encore une société liée aux télécoms comme SwissOnLine (CableCom) ou BlueWin (Swisscom).
Actuellement et à part le coût de l'investissement de départ (il faut quand même disposer d'un ordinateur et d'un modem), les coûts varient d'un prestataire à l'autre et parfois suivant que vous êtes une entreprise, un privé ou même un étudiant.
A la différence des communications vocales ou par fax, les communications par Internet sont peu coûteuses. En effet, presque tous les fournisseurs d'accès à Internet proposent maintenant des accès gratuits au réseau, c'est-à-dire sans abonnement (plus de taxe mensuel, vous ne payez que la communication au tarif local). Ceci n'est bien sûr valable que pour des prestations de base. Notez encore que mêmes les communications sont parfois gratuites avec certains fournisseurs. La communication « tarif local » chez Swisscom coûte actuellement 4 Frs/h la journée, 2 Frs/h au tarif réduit et 1 Frs/h au tarif de nuit dès 22h. Les utilisateurs BlueWin (Swisscom) disposent encore par le 0840 d'un tarif plus réduit de respectivement 2.80 Frs/h, 1.80Frs/h et 1 Frs/h.
Un serveur Internet (et donc le site qui s'y trouve) peut être accédé de deux manières différentes :
Dans les deux cas, le numéro ou l'adresse identifie une machine unique dans le monde. Une adresse de boîte aux lettres (BOL) sera du style jcstritt@csmfr.ch et identifiera généralement une personne. La partie intermédiaire d'une adresse identifie l'organisation. Ainsi, « csmfr » identifie le collège St-Michel dans le canton de Fribourg. La partie à droite « ch » identifie le domaine dans lequel se trouve la machine ou la personne (ici la Suisse). Voici quelques domaines de pays :
Il n'y a pas de domaine « us » pour les Etats-Unis. Dans ce pays, le domaine identifie plutôt le genre d'organisation. Par exemple :
Note : Beaucoup d'adresses Internet commençant par WWW, on peut donc en trouver très facilement par déduction. Par exemple, si on cherche l'adresse du journal français « Le Figaro », il y a de très fortes chances que son adresse Internet soit : www.lefigaro.fr. Notez que dans une adresse, il n'y a ni espace, ni caractère accentué !
Internet peut être utile pour une entreprise pour y faire de la publicité, du commerce, vendre des informations, offrir des services, etc. Internet permet aussi à l'entreprise de diminuer ses frais postaux grâce à l'utilisation du courrier électronique. Je vous conseille la lecture du livre « Internet, Guide stratégique et pratique pour l'entreprise » de Jean Haguet aux éditions Masson.
Quelles applications pédagogiques peut-on décemment réaliser avec Internet et des élèves ? J'en cite ici quelques-unes tirées d'un rapport québécois sur la question :
Internet ayant démarré aux Etats-Unis, il est évident qu'une bonne partie des informations présentes sur le WEB le sont en anglais (env. 80%). Mais, il existe actuellement beaucoup de sites francophones dont les informations sont souvent présentes dans les deux langues.
Tout le monde peut mettre des informations à disposition sur Internet au travers des forums (ces endroits où l'on peut dialoguer par l'écrit en direct). Ceux qui le souhaitent, peuvent créer leurs propres pages WEB (généralement des entreprises, des administrations, des écoles, etc) qui seront stockées sur un serveur. Le Collège St-Michel gère un site Web depuis 1997.
Un site Internet (ou site Web) est simplement un endroit sur un disque dur de serveur où sont déposées des pages d'informations accessibles aux ordinateurs reliés à Internet.
Tout et n'importe quoi peut circuler sur Internet. Le risque de désinformation est grand et certains militaires doivent y penser. Le meilleur moyen pour vérifier si une information est fiable est de la recouper en la cherchant sur plusieurs sites différents jugés fiables.
Attention également aux virus !
Le fournisseur d'accès (le « provider ») a les moyens de limiter la quantité et la variété des informations qui transitent sur son serveur. Par exemple, il peut limiter le nombre de forums ou censurer des informations qu'il juge douteuses, voire dangereuses (pornographie, révisionnisme, sectes, etc).
Si Internet présente le défaut de fournir des informations non vérifiables, il offre en revanche un atout de taille, la quasi gratuité de l'information qui y circule. Certains services (entre autres financiers) sont d'ores et déjà payants.
Avec les nouveaux « navigateurs » (les programmes qui permettent le surf sur Internet), il est maintenant possible de sécuriser les transactions bancaires. Presque toutes les grandes banques suisses permettent d'ores et déjà de faire du télébanking sur Internet avec des codes d'encryptage de 128 bits (alors que ces codes ne sont permis que jusqu'à 40 bits en France et dans d'autres pays). Attention toutefois de ne pas laisser son numéro de carte de crédit ou même sa signature digitalisée à n'importe qui !
Oui, il peut y en avoir. Une loi américaine sévère a failli faire sombrer Internet dans l'oubli en 1996. Mais la riposte a été sèche de la part des utilisateurs : la cour suprême des Etats-Unis a aboli la « Communications Decency Act » en date du 26 juin 1997.
Pour protéger les enfants par exemple, on peut utiliser des logiciels de blocage qui utilisent un système de mots-clefs mis à jour par les parents et dont on ne peut modifier le paramétrage.
On peut répondre généralement OUI à cette question. Il existe plusieurs sites qui permettent des recherches sophistiquées (même avec des opérateurs booléens de style ET, OU). Les sites les plus connus sont Alta Vista et Yahoo!
Mais le nombre d'informations étant devenu tellement grand, ces machines ne peuvent plus fournir une indexation sur l'ensemble des informations ou dans des temps acceptables. Les annuaires spécialisés tendent donc à se multiplier.
Non, mais il est possible de consulter une adresse E-MAIL ou d'enregistrer son adresse E-MAIL sur certains sites. Par exemple, sur www.swisscom.ch, il est possible de le faire.
Un serveur faisant partie de la toile Internet peut tomber en panne, mais tout le réseau non (c'était l'un des premiers buts des militaires américains). Par contre, plusieurs incidents sérieux ont eu lieu pendant l'été 1997 aux Etats-Unis (câbles optiques arrachés par des pelleteuses, base de données des noms de domaines endommagée, etc), ce qui a démontré que le système n'était peut-être pas aussi fiable qu'on le pensait.
Oui, malheureusement. Et pire encore, il existe quelques sites où l'on peut télécharger pratiquement n'importe quel virus et ensuite les transporter sur des réseaux locaux où ils pourront se propager et effectuer leurs dégâts. Au début 2000, le virus de messagerie "I love you" a fait le tour de la planète en quelques heures !
C'est surtout vrai pour les courriers longue distance où pour le prix d'une communication locale, vous pouvez envoyer un message e-mail avec un document associé (un texte, une image, un son, etc) pour un coût dérisoire.
Beaucoup d'entreprises tendent à supprimer actuellement le courrier interne pour le remplacer par des e-mails.
A l'aide d'un programme appelé InternetPhone et si vous disposez d'un PC multimédia avec carte son et microphone, vous pourrez converser en direct avec d'autres « branchés ». Cette méthode permet donc de dialoguer avec un Japonais par exemple au prix d'une communication locale. Deux défauts importants quand même à cette méthode : le manque de fluidité de la conversion, car chaque interlocuteur doit attendre son tour pour parler et le fait qu'il existe plusieurs systèmes différents et que votre interlocuteur doit posséder le même système que vous.
C'est malheureusement souvent vrai. Cet inconvénient est dû principalement à deux facteurs qui peuvent s'ajouter : le trafic intense sur les liaisons internationales d'Internet et la qualité de certains opérateurs (ceux qui fournissent les accès transatlantiques et autres aux providers). Pour ne pas être trop gêné, il est donc préférable de jouer avec les fuseaux horaires : par exemple ne pas trop naviguer sur le WEB en même temps que les américains, soit entre 12h et 20h. Mais là aussi, la technologie s'améliore de jour en jour.